Accéder au contenu principal

Marvel Epics, une tragédie en 3 actes ?

Cinq mois et trois numéros seulement après sa création lors de l'entrée dans l'ère Legacy, le magazine Marvel Epics s'arrête. Il laisse la place, dès janvier, à Infinity Wars. Et si le sommaire est plutôt réussi, un tel choix éditorial surprend et ne convint pas.


Au menu de ces trois volumes on retrouve donc les séries (All-New) Guardians of the Galaxy, Thanos et Groot. Comme pour tous les bimestriels qui ont bénéficié de la refonte du mois de juillet, on est face à un comic de bonne facture, même si le prix affiché à 6,90 euros peut faire grincer des dents.

(All New) Guardians of The Galaxy

Dès le premier numéro, la série se passe du All New, mais poursuit de manière cohérente l'aventure des gardiens. J'avoue avoir eu du mal à rentrer dedans (on y reviendra dans la dernière partie) même si, globalement, cette série s'avère être une bonne pioche.
On peut cependant regretter que les artistes changent constamment, ce qui entraîne une qualité graphique assez inégale. De plus, l'assaut de la confrérie des raptors, principal enjeu de cet arc, attend bien trop longtemps avant de se mettre en place.
En somme, rien de particulièrement nouveau, si ce n'est le développement du personnage de Drax qui se révèle intriguant.

Thanos


Si vous me suivez sur Twitter, vous avez peut-être remarqué que je voue un amour sans borne à l'arc Thanos Wins de Donny Cates. Dans les pages de Marvel Epics , on ne cesse de nous répéter qu'il s'agit d'un futur grand talent de la Maison des idées. Loin d'être un simple argument commercial, il faut avouer que l'on ne peut rester indifférent face à la qualité du scénario. Surprenamment, alors que cette série est la plus innovante au niveau de la narration (avec l'auteur qui nous conte directement l'histoire), c'est celle qui m'a dans le même temps le moins dérangé lorsque je l'ai prise en cours.
Le personnage de Thanos (et du Ghost Rider cosmique !) est exploité de manière remarquable et novatrice. Quant aux dessins de Geoff Shaw, ils ne cessent de me captiver. La vraie perle de ce magazine, qui justifie à elle seule son achat.

Groot

M'oui. C'est honnêtement la seule expression qui me vient en tête à l'instant présent pour évoquer cette série. Pour moi, le personnage de Groot ne peut fonctionner seul, et il lui faut absolument une équipe autour pour parvenir à être intéressant. Malheureusement, ici, il est séparé des gardiens et ses nouveaux compagnons sont insignifiants et sans profondeur. Rajoutons à cela une esthétique globale fade. A dire vrai, j'ai tellement peu accroché que je n'ai pas pris la peine de lire le dernier épisode de la série. Surprenamment, elle a été annulé faute de lecteurs.

Pourquoi ?

On sait pertinemment que les équipes de Panini Comics avait à l'esprit le fait que ce magazine ne survivrait que six mois. Il était logique qu'il suive les autres d'un point de vue éditorial en se lançant dans Marvel Legacy même si du point de vue du lecteur, c'est un non-sens. 
A tous les nouveaux qui sont attirés par le numéro 1 sur la couverture, on peut souhaiter bon courage ! On reprend en effet directement là où l'on avait laissé les héros dans le précédent magazine intitulé Marvel Universe. On peut reconnaitre l'effort de Panini d'avoir gardé le même sommaire en plaçant des résumés au début de chaque série, mais cela ne suffit pas à tout comprendre et complique grandement la lecture.



Cela aurait dû être épique, et finalement on se retrouve avec un magazine qui souffle le chaud et le froid la faute à un sommaire mitigé. Espérons qu'Infinity Wars, son successeur spirituel, parvienne à offrir aux lecteurs un réel spectacle cosmique. Réponse début 2019... probablement avec une augmentation de prix à la clé !

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Pourquoi Kick-Ass des gueules ?

Plusieurs années après avoir atteint la célébrité grâce à un film devenu culte, Kick Ass, l'un des premiers "vrais" super-héros, revient. Mais qui aura les épaules pour endosser le costume ? A cette question, qui constitue pourtant l'un des arguments de vente si l'on en croit la 4ème de couverture, il faut attendre bien peu longtemps pour obtenir la réponse. C'est bien dès la seconde page que la révélation intervient (si, comme moi, vous n'avez pas vu les planches de promotion). Le visage de notre nouveau protagoniste dévoilé, on enchaîne rapidement avec quelques flash-backs qui permettent de comprendre d'où elle tire ses motivations et ses aptitudes au combat. Contrairement à bon nombre d' origin stories , Mark Millar ne tombe pas dans l'écueil qui consisterait à raconter en détails et en longueur ce qui amène l’héroïne à endosser le costume, et parvient à nous donner le juste nombre d'informations. Renouvellement assuré ? Un sc...

A Chicken in Space (Critique - Black Mirror S04E01)

Plusieurs mois après tout le monde, et une fois la hype retombée, j'ai enfin commencé le visionnage de la quatrième saison de Black Mirror . J'étais assez intrigué par ce premier épisode qui semblait tendre vers le space opera , soit un style bien différent de ce que à quoi la série nous avait habitué. Ce chantage radical est-il une réussite ? Pour être franc, je reste assez mitigé. Et nous allons voir pourquoi en détail Attention cependant : je vais spoiler les grandes lignes de l'épisode, ainsi que certains éléments phares de l'intrigue. Jonathan Prime / Netflix "Welcome on board lieutenant Cole" J'avoue avoir été refroidi dès les premiers instants de l'épisode. Je n'ai rien contre des œuvres qui joue pleinement la carte de la nostalgie, mais je m'attendais pas à ça en lançant un épisode de Black Mirror . On se retrouve face à un format en 4/3, des couleurs tapes à l’œil, de la bonne humeur et des effets sonores et visuels tout dr...

4 ans plus tard (j'ai repris les comics)

Lors de ces quatre dernières années j'ai été attiré vers d'autres obsessions qui m'ont conduit à abandonner (à une moindre échelle), la lecture de comics. Alors oui, il est vrai que je m'y suis plongé occasionnellement, avec des titres indés comme Rick & Morty (dont j'ai déjà parlé ici ), Sex Criminals , Paper Girls ou Deadly Class . Et je n'ai pas non plus loupé les films du MCU (à ce propos, j'en profite pour vous recommander vivement le bouquin de Jean-Christophe Detrain sur ses coulisses). A contrario, j'avais laissé derrière moi le kiosque VF. Par le plus grand des hasards, mon envie de replonger de plein pied dans cet univers coïncide avec l'arrivée en France de Marvel Legacy . Pour ceux qui m'auraient rien suivi (un peu comme moi), cet évènement qui dure 7 mois voit les auteurs reprendre en main certains héros ou anciens vilains, pour les remettre au goût du jour dans de nouvelles aventures. A la fin de cette période, l'unive...