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Critique : Scream

Scream fait partie de ces très trop nombreux films qui m'attendent pour un visionnage en bonne et due forme. Parce qu'il faut bien commencer quelque part, et comme l'hiver approche (pitié, ne me parlez pas de Games Of Thrones), j'ai (enfin) décidé d'ouvrir la liste de mes favoris sur Pop Corn Time et de sélectionner un film au hasard de manière totalement arbitraire.

Scream est donc un film réalisé par Wes Craven, sorti en 1996, et possédant pour casting un ensemble d’adolescents tous plus inconnus les uns que les autres (du moins à ma connaissance. Et la flemmardise n’empêche d'aller vérifier).

Tâchons donc de nous atteler à cette énième critique en commençant par se concentrer sur les défauts de l’œuvre de Wes Craven. Un réalisateur qui, pour prouver que Scream est vraiment un film d'horreur, n'a rien trouvé de mieux que de nous balancer un jump-scare toutes les trentes secondes, en particulier pendant les premières séquences du film. Alors ok, c'est marrant deux minutes, on sait que c'est un procédé commun à quasiment tous les films d'horreur (surtout que celui-ci s'attache à jouer avec ces codes, j'y reviendrais ), mais rapidement cela devient lassant. Surtout qu'ils se ressemblent tous.

Je pense qu'il est superflu de parler de l'intrigue, tant celle-ci est classique, connue de tous et ne réserve que peu de surprises.

Dans l'introduction, je parlais des acteurs adolescents, tous inconnus. J'en arriverais presque à trouver leurs personnages sympathiques si leur jeu d'acteur n'était pas à ce point dans l'exagération, dans l'humour toujours un peu forcé et dans les dialogues toujours plus beaufs.

A toutes mes critiques formulées dans les paragraphes précédents, on pourrait m'opposer que Scream est, justement, un film second degré qui se joue des codes du cinéma d'horreur des années 80-90. Mais c’est par ces aspects que, selon moi, le film pêche. On sent que tout a été fait pour "parodier" (entre guillemets, car je ne considère pas l’œuvre comme une parodie au sens propre), mais néanmoins, on a l'impression qu'il ne parvient pas à totalement assumer ce côté "jouer avec les codes", et que le réal hésite entre faire slasher-movie pur et dur et faire un détournement à la Scary Movie. Là où ce dernier assume, ne réfléchit pas une seconde et tombe, en le revendiquant, dans le ridicule, l'exagération, et l'humour facile.

Si le fait de ne pas savoir ce que je regardais, et de me questionner sans cesse sur la démarche et les intentions de Craven m'a dérangé pendant le visionnage du film, cela ne m'a cependant pas empêché de profiter d'un bon moment de cinéma. En témoigne la quantité de notes concernant les aspects positifs que j'ai prise sur mon carnet.

Il est en effet impossible de reprocher au réalisateur d'avoir développé (de manière superficielle, mais intéressante), au détour d'un dialogue premier degré sur le sexe ou l'alcool, des réflexions sur des thèmes aussi divers que la cruauté des adolescents, sur le cinéma d'horreur (logique), ou sur ce que sont prêt à faire les médias et les journalistes pour obtenir un scoop (ce qui fait encore plus écho aujourd'hui avec les événements de janvier dernier).

Ce que l'on pourrait définir comme "l'ambivalence" de Scream, contribue en grande partie à en faire un film culte. A côté de dialogues beaufs, de personnages et d'un jeu d'acteur ridicule, d'un gore exacerbé, on découvre que Craven est beaucoup moins idiot qu'il veut nous le faire croire, et propose de très belles choses, aussi bien au niveau des thèmes abordées, que de la réalisation ou encore du montage. Une œuvre à voir, et qu'il serait idiot de réserver aux seuls fans de film d'horreur !

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