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"Dure journée en Corée" : la critique de Hard Day

Dure, très dure journée pour le commissaire Ko Gun-su : en route pour les funérailles de sa mère, celui-ci renverse accidentellement un homme. Pour se couvrir, il décide de cacher le corps dans le cercueil de sa mère. Lorsque l'affaire est découverte, on nomme son partenaire pour mener l’enquête. Et quand l’unique témoin de l’accident l’appelle pour le faire chanter, Gun-su comprend qu’il n’est pas au bout de ses peines…


Intrigue aux multiples facettes très rythmée, haletante, menée tambours battants, tension omniprésente, mise en scène géniale : pour son second film, le réalisateur sud-Coréen Kim Seong-hoon frappe très fort.

Il filme son héros d'une manière qui nous le rend immédiatement sympathique. Malgré ses actes, on ne peut s'empêcher de le prendre en peine, tant il paraît vouloir faire de son mieux malgré sa constante malchance. Le commissaire joue sur plusieurs tableaux, ce qui donne lieu à des scènes souvent tendues, et parfois drôles. C'est là que le film parvient à surprendre (en dehors des quelques rebondissements dans l'intrigue) : malgré la tension, le film parvient à faire rire, et l'humour noir ne tombe jamais à plat.
On pourra cependant regretter que les relations entre le héros et sa famille soit un peu mise de côté,  pour laisser la place à l'intrigue et à la confrontation avec le méchant. Bad-guy d'ailleurs un peu trop proche de l'archétype classique de ce type de personnage (il joue avec sa victime en dépit des risques de se faire prendre).
Et malgré ses qualités certaines en terme de narration et de scénario, Hard Day n'échappe pas à une ou deux facilités scénaristiques, ainsi qu'à des éléments d'intrigues sous-exploités.

Niveau réalisation, on sent que Kim Seong-hoon maîtrise ce qu'il fait : certains plans sont grandioses et inventifs. On est ici bien loin des classiques thrillers hollywoodiens et les (bonnes) idées de montage sont monnaie courante. Les plans de nuits sont nombreux, mais toujours bien éclairés : ils nous font voir l'action, sans toutefois trop en montrer.

La musique est elle somme toute assez banale pour un thriller, mais elle fait cependant bien son travail, et contribue à exacerber la tension que ressent le spectateur.

Hard Day est donc une réussite quasi-complète. Le film pèche par moment à cause de son intrigue, qui, si elle est bien ficelée, n'échappe pas à une ou deux facilités scénaristiques vues et re-vues, ainsi qu'à certains éléments qu'on regrette de ne pas voir plus. Certaines relations entre les personnages sont également un peu sous-exploités. Le second film de Kim Seong-hoon reste cependant un excellent thriller qui vous collera à votre siège pendant ses 1h50, sans que vous vous relâchiez un seul instant. Un très bon moment de cinéma !

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