J'ai pour la première entendu le nom de John Fante en écoutant l'excellente émission consacrée au septième art,Le cinéma est mort. A plusieurs reprises, son nom avait été cité, et en particulier pour son ouvrage Demande à la poussière. Tous les intervenants semblaient réellement marqués par ce livre. Celui-ci étant disponible pour moins de 4 euros, je m'y suis lancé sans plus tarder.
Il ne m'aura pas fallu plus d'une après-midi pour arriver à son terme.
Le style d'écriture à la première personne de Fante peut rebuter au premier abord. Celui-ci est brut, direct, terre-à-terre, les phrases courtes et les descriptions longues. Malgré tout, je vous conseille fortement de vous y faire, tant Demande à la poussière, qui dépeint le quotidien d'un écrivain raté, obsessionnel et égocentrique dans le Los Angeles des années 40, est marquant. On est ici bien loin de la ville que l'on voit souvent dans la littérature américaine. Le Los Angeles de John Fante, sûrement très proche de la réalité, est un endroit glauque, sale, entre bistrots minables, clochards, prostituées, et personnages tous plus antipathiques les uns que les autres. Parmi tous les protagonistes de l'histoire, pas un ne nous est sympathique. Malgré tout, et c'est là que l'on voit le talent de l'écrivain, on ne peut, par moment, s'empêcher d'être submergé par l'émotion.
Demande à la poussière est aussi triste que génial. Fante est un écrivain de génie qui écrit et décrit, de manière admirable une vie quotidienne banale. Et c'est passionnant.
Il ne m'aura pas fallu plus d'une après-midi pour arriver à son terme.
Le style d'écriture à la première personne de Fante peut rebuter au premier abord. Celui-ci est brut, direct, terre-à-terre, les phrases courtes et les descriptions longues. Malgré tout, je vous conseille fortement de vous y faire, tant Demande à la poussière, qui dépeint le quotidien d'un écrivain raté, obsessionnel et égocentrique dans le Los Angeles des années 40, est marquant. On est ici bien loin de la ville que l'on voit souvent dans la littérature américaine. Le Los Angeles de John Fante, sûrement très proche de la réalité, est un endroit glauque, sale, entre bistrots minables, clochards, prostituées, et personnages tous plus antipathiques les uns que les autres. Parmi tous les protagonistes de l'histoire, pas un ne nous est sympathique. Malgré tout, et c'est là que l'on voit le talent de l'écrivain, on ne peut, par moment, s'empêcher d'être submergé par l'émotion.
Demande à la poussière est aussi triste que génial. Fante est un écrivain de génie qui écrit et décrit, de manière admirable une vie quotidienne banale. Et c'est passionnant.
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