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3 bonnes raisons de lire Tony Chu

A l'occasion de la sortie en France du neuvième tome de Tony Chu : détective cannibale ( Chew dans sa version originale d'outre-atlantique), j'ai décidé de vous donner 3 bonnes raisons de lire cette excellente série.

   

  • Pour les dessins 

Certes, il y a des dizaines de dessinateurs talentueux dans l'industrie actuelle des comics (
Acuña, Immonen, Pichelli, Opeña, Mc Niven, pour ne citer que les premiers qui me viennent à l'esprit ), mais Rob Guillory vous procurera à coup sûr un orgasme visuel.
Bon. Sans aller jusque là, je met ma main ma collection de comics au feu (je tiens à mes mains plus qu'à ma collection, aussi surprenant que cela puisse paraître), que vous apprécierez les sublimes pages du dessinateurs.
Avec son design ultra-léché proche de l'animation, son découpage dynamique, ses personnages collant parfaitement à l'ambiance, et ses pages ultra-détaillés et ultra-référencés (je sais, ça fait beaucoup de fois le mot "ultra", mais je ne trouvais pas mieux pour exprimer mon amour de son travail), c'est à chaque nouvelle page, un régal pour les yeux et un véritable plaisir de découvrir comment ce dernier nous aura surpris.
Sérieusement. Regarder la page ci-dessous et oser me dire que vous ne trouvez pas ça magnifique, et que vous n'avez pas envie de tourner la page pour découvrir la suite ?

Tony Chu : détective cannibale tome 9, page 1

  • Pour l'humour

Parmi les séries actuelles, Tony Chu fait office d'outsider. Difficile en effet de trouver plus déjanté, atypique et drôle. John Layman arrive à concilier sérieux et humour avec un grand talent. Chaque page regorge de blagues, de situations et de dialogues burlesques, de personnages haut en couleur et surtout tous plus fous les uns que les autres (quand vous saurez qui est Poyo, vous comprendrez). Le tout accentué par l'excellent coup de crayon de Rob Guillory.
Oui, Tony Chu parvient à regrouper tout cela sans en faire trop, et non : jamais, au grand jamais, vous ne vous direz que vous avez déjà vu cette blague quelque part.
On en parvient rapidement à se demander comment Layman parvient à garder un semblant de contrôle et de cohérence sur son univers tant celui-ci est cinglé et part (très) souvent dans des directions multiples et improbables.

Tony Chu : détective cannibale tome 8, page 2

  • Pour le scénario

Improbable, le scénario l'est à plus d'un titre. Si pour vous le synopsis de départ ( autrement dit l'histoire du tome 1 ), est déjà du grand n'importe quoi (et, il faut bien l'avouer, c'est un peu le cas), alors attendez de voir la suite ! 
Entre relations (plus ou moins) sérieuses entre les personnages, scandales alimentaires, épidémie de poulet, coq tueur agent secret, complots, sectes et autres pouvoirs basés sur la nourriture (n'oubliez pas que tout l'univers de la série est basé là-dessus) tels que cibopathe, cibocélérent, cibolinguiste ou encore cibolocuteur, vous allez en prendre plein les yeux.
Mais rassurez-vous : comme je le disais plus haut, si Tony Chu ne se prend jamais au sérieux, ne croyez pas que le scénario est mince. Bien au contraire: il est extrêmement dense. Mais c'est là tout le talent de Layman : malgré la bonne vingtaine de personnages, les situations qui évoluent très vite, ou encore les nombreux prologues, retours en arrière et autres interludes, il parvient à ne jamais nous perdre. Et si vous l'êtes malgré tout, vous trouverez à chaque début de tome un petit résumé des personnages importants et de l'histoire, afin de vous rafraîchir la mémoire.
Et si, avec tous ces éloges, vous n'avez toujours pas envie de lire Tony Chu, c'est probablement que vous êtes tombé sur cet article par hasard car vous êtes âgé de plus de 70 ans et que vous ne savez pas bien vous servir d'internet de l'internet. Dans ce cas, il vous suffit de cliquer ici pour retourner sur la page des mots fléchés de Notre Temps. De rien.

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